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lundi 28 janvier 2013

Retour d’un Rubens à Tournai ?


L’actualité nous rattrape.

Nous venions de poster sur ce blog une note présentant quelques outils juridiques proposés par l’Unesco (voir : http://artetloibelge.blogspot.be/2013/01/la-protection-internationale-du.html).

Nous abordions la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels, signée par de nombreux pays dont la Belgique depuis 2009.

Ce texte permet à un pays de réclamer le retour d’un bien culturel qui aurait été pillé ou volé après l’entrée en vigueur de la convention.

Actuellement, la Belgique réclame à la France une toile de Rubens (« Triomphe de Judas Macchabée »). Celle-ci avait été volée en 1804, à un moment où aucun traité n’existait à ce sujet. M. Demotte vient d’adresser un courrier à M. Hollande afin de permettre à la Belgique de récupérer cette œuvre initialement conservée à la cathédrale de Tournai.

Selon nous, seule la voie diplomatique est possible pour trouver une solution à cette revendication belge, et c’est ce à quoi semble s’atteler notre Ministre-Président.




mercredi 23 janvier 2013

La gestion d'une galerie d'art.


Après de nombreuses heures de développement, et même s’il est encore voué à évoluer, la version 1.0 du cours de gestion de galerie d’art (cours par correspondance) est maintenant clôturée.

Ce cours inclut des dizaines de questions pour tester les connaissances de l’étudiant et pour le pousser à mettre en œuvre la théorie.

Pour plus de détails, voyez :

mardi 22 janvier 2013

La protection internationale du patrimoine culturel d’un pays.


En temps de guerre, mais également en temps de paix, le patrimoine culturel d’un pays est exposé à de nombreux périls : les pillages et les vols ou encore la destruction lors des bombardements sont autant de risques potentiels. Cette question est particulièrement d’actualité notamment dans le cadre du conflit au Mali.

L’Unesco tache de développer des outils juridiques internationaux afin de limiter toutes sortes d’effets néfastes sur le patrimoine des pays signataires.

Par exemple, une Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels a été signée par de nombreux pays. Dans ce cas, il s’agit d’éviter l’exportation de biens pillés et de prévoir le rapatriement de ceux-ci dans leur pays d’origine par la voie diplomatique. 

Cette question est particulièrement liée à l’éthique sur le marché de l’art international.

En outre, l’Unesco coopère en cas de conflit armé afin de limiter la destruction des sites protégés. C’est ainsi que dans le cadre du conflit au Mali, l’institution a fourni les informations utiles aux chefs des armés concernées (dont la France) afin de permettre de localiser précisément ces sites et éviter une atteinte irréparable à ceux-ci.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokovaa, a lancé l’appel suivant : “I ask all armed forces to make every effort to protect the cultural heritage of the country, which has already been severely damaged” 

(source: 
http://www.unesco.org/new/en/media-services/single-view/news/la_directrice_generale_de_lunesco_exhorte_les_forces_militaires_a_proteger_les_sites_culturels_au_mali_lors_des_raids_aeriens_et_interventions_terrestres/)

mardi 15 janvier 2013

Convoitise sur les œuvres d'art ou comment se faire pincer un jour ou l'autre.


Les œuvres sont souvent sujettes à convoitise. Les vols sont fréquents aussi bien au sein des institutions reconnues que chez les particuliers.

Néanmoins, une œuvre d’art, à l’inverse des autres objets habituellement volés (portables, ordinateurs, télévisions, écrans, etc.) est souvent reconnaissable au premier coup d’œil, ou rapidement après quelques vérifications élémentaires.

Un propriétaire dépouillé peut voir réapparaître son bien lors d’une vente aux enchères plusieurs années après le vol.

On mesure toute l’importance pour la victime de procéder aux déclarations d’usage auprès des services de police. On mesure également toutes les précautions que l’acheteur doit prendre lorsqu’il convoite une œuvre sur le marché secondaire. Nous renvoyons à nos précédents conseils relatifs au due diligence.

Récemment, c’est une œuvre de Matisse (« Le Jardin »), volée en Suède et retrouvée en Grande-Bretagne, qui a été récupérée 25 ans après le vol.

lundi 7 janvier 2013

Une photographie d'E. Munch, l’auteur du « Cri », mise en vente.


E. Munch (1863-1944) avait réalisé une donation particulièrement importante à la ville d’Oslo.

Pour rappel, une donation (en droit belge) permet au propriétaire d’un bien, en l’espèce une collection d’œuvres, de céder ses biens à un tiers, dans ce cas-ci : la ville d’Oslo. Les biens quittent alors le patrimoine de l’artiste pour entrer dans le patrimoine de la ville, et ce sans contrepartie.

Un tel acte, dont l’intention libérale est la clé, peut cependant être accompagné de conditions. Munch aurait par exemple demandé que  son œuvre ne soit pas dispersée après sa mort.

C’est pour cette raison que ce projet de vente d’un portrait photographique de l’auteur suscite une polémique en Norvège.

Affaire à suivre...